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Qu'est-ce que le fonds de fonds en non coté ?

Le fonds de fonds (FoF) investit dans d'autres fonds plutôt que directement dans des entreprises. Dans le non coté, ce véhicule donne accès à un portefeuille de gérants, de stratégies et de millésimes en une seule souscription. Derrière la promesse de diversification, le gérant de FoF porte une mécanique de valorisation et de reporting plus exigeante que celle d'un fonds direct.

Table des matières

Qu'est-ce que le fonds de fonds en non coté ?

Pour un allocataire, le FoF répond à une question simple, comment s'exposer à plusieurs fonds non cotés sans gérer soi-même la sélection et le suivi. Pour le gérant qui le pilote, la réalité est différente. Il agrège des appels de capitaux, des distributions et des valorisations qui arrivent à des rythmes distincts, fonds par fonds. Voyons ce qu'est un fonds de fonds, ses atouts, ses coûts, et ce que sa gestion implique au quotidien.

Qu'est-ce qu'un fonds de fonds en non coté ?

Un fonds de fonds, souvent abrégé FoF pour fund of funds, est un véhicule qui investit dans les parts d'autres fonds, et non directement au capital des entreprises. Le gérant du FoF sélectionne des fonds sous-jacents, y engage des capitaux, puis suit leur performance dans la durée. Vis-à-vis de ces fonds, il occupe la position d'un investisseur, donc d'un limited partner.

Le fonctionnement suit le cycle de vie d'un fonds non coté, dupliqué à deux étages. Le FoF lève des capitaux auprès de ses propres investisseurs, sous forme d'engagements, puis s'engage à son tour dans les fonds qu'il a sélectionnés. Les versements ne se font pas en une fois. Chaque fonds sous-jacent appelle les capitaux au fil de ses investissements, et le FoF appelle les siens en miroir. Les premières années consomment de la trésorerie, le temps que les fonds se déploient. Viennent ensuite les cessions, et les distributions remontent jusqu'à l'investisseur final.

Entre ces deux étapes, le travail central du gérant est la sélection. Il analyse l'historique des équipes, leur discipline d'investissement, la cohérence de leur stratégie et la régularité de leurs résultats d'un millésime à l'autre. C'est cette due diligence qui justifie l'existence du véhicule, et la couche de frais qui l'accompagne.

Dans le non coté, le périmètre est large. Un FoF peut combiner du capital-risque, du capital-développement, du buyout, de l'infrastructure, de la dette privée ou des fonds secondaires. Cette ouverture lui permet de répartir l'exposition entre des classes de risque qui ne réagissent pas de la même façon au cycle. La frontière entre capital-risque et capital-investissement structure d'ailleurs une partie de ces choix d'allocation.

Primaire, secondaire et co-investissement

L'exposition se construit de trois façons. En primaire, le FoF souscrit à des fonds en cours de levée. En secondaire, il rachète des parts de fonds déjà investis, souvent avec une décote et une visibilité plus rapide sur les actifs. En co-investissement, il investit aux côtés d'un fonds dans une société précise. La plupart des FoF combinent ces trois leviers selon les opportunités du moment.

Pourquoi passer par un fonds de fonds : diversification et accès

Le premier intérêt d'un FoF tient à la diversification. En une souscription, l'investisseur accède à plusieurs gérants, plusieurs millésimes et plusieurs secteurs. Cette dispersion lisse l'effet d'un fonds sous-jacent qui sous-performe, et réduit la dépendance à une seule équipe de gestion.

Le second intérêt est l'accès. Certains fonds réputés sont fermés aux nouveaux entrants, ou imposent des tickets que beaucoup d'allocataires ne peuvent pas atteindre seuls. Le FoF mutualise les engagements et ouvre la porte à des gérants autrement hors de portée.

La diversification joue aussi sur le temps. En répartissant les engagements sur plusieurs millésimes, le FoF atténue le risque d'entrer sur un seul point haut de cycle. Les stratégies secondaires renforcent cet effet, en ajoutant au portefeuille des actifs déjà matures.

La double couche de frais et son effet sur la performance nette

La diversification a un coût, et c'est le point le plus discuté sur ce type de véhicule. Le FoF applique ses propres frais de gestion et son carried interest, qui s'ajoutent à ceux des fonds sous-jacents. L'investisseur paie donc deux niveaux de frais, l'un sur le véhicule agrégateur, l'autre sur chaque fonds détenu.

Cette superposition pèse sur la performance nette. Un fonds sous-jacent qui affiche un rendement brut solide arrive à l'investisseur final amputé des deux couches. D'où l'intérêt de raisonner en net, et de comparer le FoF à une allocation directe sur la même période. Les indicateurs de performance suivis par les GP et les LP prennent ici tout leur sens, car ils permettent de distinguer le rendement affiché du rendement réellement perçu.

Certains gérants atténuent cette double couche. Le co-investissement, souvent facturé à frais réduits voire nuls, abaisse le coût moyen du portefeuille. La sélection de fonds aux frais maîtrisés produit le même effet. La double couche n'est donc pas une fatalité, mais une donnée à piloter.

Valoriser et consolider un portefeuille de fonds

Au-delà de la sélection, le gérant de FoF porte une charge opérationnelle que les contenus grand public passent sous silence. Il doit produire une vue consolidée d'un portefeuille dont chaque ligne est elle-même un fonds, avec ses propres sociétés sous-jacentes.

La valorisation en transparence

La valeur d'un FoF se construit en transparence, ou look-through. Le gérant ne valorise pas une société, il agrège la NAV de chaque fonds détenu, qui dépend elle-même de la valorisation des actifs de ce fonds. La fiabilité du chiffre final repose donc sur la qualité et la fraîcheur des reportings reçus, fonds par fonds. Les méthodes de valorisation appliquées en fair value doivent rester cohérentes d'un sous-jacent à l'autre, sinon la consolidation perd son sens.

Appels, distributions et courbes en J empilées

La trésorerie est l'autre difficulté. Chaque fonds sous-jacent appelle et distribue à son propre rythme. Le gérant de FoF doit anticiper ces flux pour honorer ses propres appels et reverser à ses investisseurs. Comme les millésimes se chevauchent, plusieurs courbes en J se superposent, et le profil de trésorerie du FoF ne ressemble à celui d'aucun fonds pris isolément. Une prévision fiable des appels et des distributions devient la condition d'un pilotage sain.

Le double rôle, GP et LP

La position du gérant est singulière. Le FoF est general partner vis-à-vis de ses propres investisseurs, et limited partner vis-à-vis des fonds qu'il détient. Il reçoit donc du reporting d'un côté, et en produit de l'autre, sur un périmètre consolidé. Comprendre la différence entre LP et GP éclaire cette double casquette, qui définit une large part du travail de reporting.

Comment ScaleX Invest aide les gérants de fonds de fonds

Piloter un FoF, c'est consolider des données qui arrivent en ordre dispersé, dans des formats variés, à des dates différentes. ScaleX Invest centralise ces reportings et reconstruit une vue unique du portefeuille. La plateforme agrège la NAV des fonds sous-jacents en transparence, applique une valorisation en fair value cohérente sur l'ensemble, et tient à jour les flux d'appels et de distributions ligne par ligne.

Cette valeur grandit avec la taille du portefeuille. Plus un FoF détient de fonds, plus le suivi manuel atteint ses limites, et plus la consolidation automatisée et le reporting aux investisseurs gagnent en fiabilité. Le gérant passe alors moins de temps à reconstituer ses chiffres, et davantage à décider de son allocation.

Conclusion

Le fonds de fonds échange un surcoût de frais contre de la diversification, de l'accès et une mutualisation du risque de sélection. Pour l'investisseur, l'arbitrage se juge en net. Pour le gérant, la difficulté n'est pas de vendre la promesse, mais de la tenir, en produisant une valorisation et un reporting fiables sur un portefeuille de fonds aux rythmes désaccordés. C'est là que se joue la qualité d'un FoF.

FAQ

Quelle est la différence entre un fonds de fonds et un fonds classique ?
Un fonds classique investit directement au capital d'entreprises. Un fonds de fonds investit dans des parts d'autres fonds, et ne détient donc pas de société en direct.

Pourquoi parle-t-on de double couche de frais ?
Parce que l'investisseur paie les frais du fonds de fonds, puis ceux de chaque fonds sous-jacent. Le rendement net tient compte de ces deux niveaux.

Quels sont les risques d'un fonds de fonds ?
Surcoût de frais, liquidité différée et visibilité limitée sur les actifs finaux. En contrepartie, la diversification réduit la dépendance à un seul gérant.

Un fonds de fonds couvre-t-il seulement le private equity ?
Non. Il peut combiner capital-risque, buyout, infrastructure, dette privée et fonds secondaires, selon sa stratégie d'allocation.

Comment mesure-t-on la performance d'un fonds de fonds ?
En net de frais, à l'aide d'indicateurs comme le TVPI, le DPI et le taux de rendement interne, sur des millésimes comparables.

December 9, 2025
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